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v30_1320 - Boîte de la Commission monétaire de 1959 pour la création du Nouveau Franc 1959 Paris

Boîte de la Commission monétaire de 1959 pour la création du Nouveau Franc 1959 Paris

MONNAIES 30 (2007)
起拍价 : 1 500.00 €
估价 : 6 000.00 €
竞价记录 : 2 000.00 €
出价数量 : 3
最高出价 : 3 553.00 €
种类 Boîte de la Commission monétaire de 1959 pour la création du Nouveau Franc
日期: 1959
铸币厂名称/城市 Paris
稀少度 R3
关于品相的说明
La boîte est impeccable, certains flans, bien que neufs, ont été manipulés

正面


背面


评论


LA BOÎTE DES ESSAIS DE FRAPPE DE LA COMMISSION MONÉTAIRE DE 1959



Nous avions publié en son temps l'étude d'une boîte de frappes d'essai qui nous avait été communiquée par Jean-Claude Deroche, vendue ensuite dans MONNAIES XVI.

Nous obtenons aujourd'hui un autre exemplaire de cette boîte mais bien plus complet et comportant un élément essentiel qui manquait dans la première : un carton à la taille de l'intérieur de la boîte, donnant, pour chaque position, les caractéristiques (faciale, diamètre, poids, métal) de chaque coupure. Il porte également des corrections au crayon qui montrent l'évolution par rapport au projet initial.
Nous reprenons donc notre texte initial en corrigeant à la lumière des nouvelles pièces et en indiquant toutes les nouvelles données.

De la même manière que l’étude d’un trésor, par le simple fait que des monnaies sont groupées selon une logique d’origine, permet de mieux comprendre la structure des émissions que la simple observation des mêmes monnaies isolées, l’étude de cette boîte fait vraiment avancer nos connaissances sur les projets monétaires qui ont accompagné le Nouveau Franc.

POURQUOI UNE BOÎTE DE « FRAPPES D’ESSAI » ?

Cette boîte doit être la première qui fut remise à la Commission Monétaire en 1959 et les choix définitifs ne sont pas encore faits (métal des 1 et 5 centimes, existence de la 2 francs, diamètres définitifs des 5, 10 et 20 centimes, création d’une 50 centimes “intérimaire”, choix des tranches définitives avec 5 francs en LEF et striures larges sur les 1 et 2 francs). Il est tout à fait normal que cette première boîte « de travail » sur les « caractéristiques des monnaies » de la gamme Nouveau Franc ne porte pas leurs types mais soient des essais de frappe. Une gamme monétaire se construit en dernier lieu sur les types d’illustrations. Les critères les plus importants sont :
le choix des faciales : on commence « large » pour restreindre au nécessaire strict en décision finale (ce qui explique que cette boîte comporte neuf faciales lorsque la série définitive n’en comporte que sept, la 2 centimes et la 2 francs disparaîtront)
le choix des diamètres (fondamental : souvenons-nous de l’erreur de diamètre sur la 10 francs Jimenez de 1986, conçue trop petite et rejetée par la population)
le choix des métaux, non seulement de décider de l’usage éventuel de métal précieux mais encore de quels métaux. Les émissions se comptant en milliers de tonnes, l’impact économique est réel, n’oublions pas le nickel de Nouvelle-Calédonie qui décida des métaux monétaires de l’entre-deux guerres et de toute la dernière série. Dans le même esprit les discussions sur les métaux de l’euro furent acharnées entre les Suédois (mines de cuivre), les Français (mines de nickel). Voir le dossier à http://www.argent.fr/interetsparticuliers.htm .
le choix technique des flans. Dans notre cas, la sophistication des flans n’avait pas atteint les hauteurs actuelles et la Monnaie de Paris ne risquait pas de se voir dépossédée de la frappe des monnaies françaises comme c’est de plus en plus le cas actuellement mais le choix technique des flans est devenu essentiel.

Bref, une boîte de travail initial d’une commission monétaire contient des flans en essais de frappe et non des monnaies terminées, puisque la Commission Monétaire est justement là pour en décider.

En revanche, la boite d’hommage “finale” de la série « Pièces en Nouveaux Francs » fut celle vendue dans MONNAIES IV, numéro 1753. Elle comportait neuf pièces dans leurs versions “définitives” et fut certainement distribuée en 1962 (manque la 5 centimes Lagriffoul dont un essai de frappe se trouve pourtant dans notre boite initiale (c). On constate que la 2 centimes et la 2 francs qui ne furent finalement pas fabriquées se trouvent néanmoins tant dans la boîte d’essais de frappe “initiale” que dans la boite d’hommage “semi-définitive”.

Il existe une boîte « terminale » pour cette Commission, boîte qui fut distribuée en 1966 et que l’on peut voir dans MONNAIES XI, n° 2163. Elle comprend les monnaies qui ont réellement été frappées. Ce coffret comprend l’essai de 10 francs 1964 argent (F.364/2), de 5 francs 1959 argent (grand 5, F.340/1), de 1 franc 1959 en nickel (F.226/1), de 50 centimes 1965 en nickel (F.198/2), de 20 centimes 1962 (F.156/1), de 10 centimes 1962 (F.144/1), de 5 centimes 1966 (F.125/1) et de 1 centime épi 1961 (F.106/4). Elle portait en lettres d’or sur la face « NOUVEAU SYSTÈME DES MONNAIES MÉTALLIQUES/DÉCRET DU 22 DÉCEMBRE 1959 ET TEXTES SUBSÉQUENTS

Commençons par la description de la boîte initiale de la Collection Pierre.

C’est une luxueuse boîte de présentation doublée en cuir, l’intérieur en velours vert avec des emplacements en creux pour les monnaies, portant en lettres dorées sur le plat extérieur “CARACTÉRISTIQUES DES MONNAIES”. Elle contient des flans monétaires, marqués à l’avers “MONNAIE DE PARIS” et les différents monétaires “chouette” et “corne d’abondance” et au revers “ESSAI DE FRAPPE”, aux caractéristiques suivantes, les poids entre parenthèses étant ceux observés et non les théoriques :
a) 16,5 mm, aluminium, 0,65 g (0,65 / 0,67), tranche lisse, module de la 1 centime Épi F.106, prévu en aluminium alors que la frappe finale sera en acier (un essai en aluminium cité dans le Gadoury 1989 en 16 mm).

b) 19 mm, aluminium, 0,90 (0,93/0,91 g), tranche lisse, module de la 5 centimes Lagriffoul F.124, (aucun essai en aluminium cité dans le Gadoury 1989 ni en 2 centimes, ni en 5 centimes) mais nous connaissons une pré-série de 2 centimes Épi sur flan de 5 centimes en aluminium de 19 mm et 0,92 g publiée dans MONNAIES IV sous le n° 1755 qui correspond parfaitement : cet essai de frappe est donc celui d’une deux centimes Épi F.111.


c) 17,5 mm, bronze-aluminium ou cupro-aluminium, 2,30 g (2,22/2,22 g), tranche lisse, probablement module de 5 centimes Lagriffoul F.125 (qui mesure 17 mm et non pas 17,5 mm).

d) Dans la boîte de Jean-Claude Deroche, on trouvait ensuite un emplacement vide en creux, prévu pour un cupro-aluminium au diamètre de 20 mm et un poids de 3 g (effectivement, les caractéristiques adoptées pour la 10 centimes Lagriffoul) emplacement possible d’un flan de 10 centimes F.144. Dans cette nouvelle boîte, nous trouvons une frappe d'essai très curieuse, en aluminium, 20,94 mm, 1,17 g, à un type très rare avec rond central et date (1959) comme nous en avons proposé une dans la Collection Kolsky , MONNAIES VI, n° 795, mais en bronze aluminium.
Il est donc possible que cet essai de frappe n'ait pas été à l'origine dans la boîte mais il est aussi possible qu'il s'agisse d'une version aluminium de la 5 centimes épi qui finira en acier, mais sont aussi en aluminium dans cette boîte. Un troisième exemplaire de cette boîte nous renseignera peut-être.

e) Importante information grâce au carton d'accompagnement, celui-ci porte imprimé 25 c, surchargé au crayon 20 c, et diamètre de 22,5 rectifié au crayon 23,5. La première pièce prévue aurait donc été, comme au temps du Franc-or, un quart de Franc mais ce qui est plus que bizarre est que l'essai de frappe de la boîte a un diamètre de 22,46 mm donc la première version alors que la 20 centimes Lagriffoul fait bien 23,5, la deuxième version. Dans la boîte de Jean-Claude Deroche, les caractéristiques de l'essai de frappe étaient 22,5 mm, bronze-aluminium ou cupro-aluminium, 4,00 g, tranche lisse.

f) 50 centimes (et non demi-franc !) 21 mm imprimé et rayé au crayon pour être remplacé par 25 mm (qui sera le diamètre de la 50 centimes Lagriffoul) L'essai de frappe de la boîte est un cupro-nickel, 3,80 g (3,70/ 3,88 g), tranche striée, au diamètre de 20,91mm plus proche du module qui sera finalement choisi en 1964 pour le 1/2 franc Semeuse F.198 (qui mesure 19,5 mm et non pas 21 mm).

g) Dans la boîte Jean-Claude Deroche, on trouvait un emplacement vide en creux, prévu pour un diamètre de 24 mm, emplacement possible d’un flan de 1 franc Semeuse F.226. Dans cette nouvelle boîte, on trouve effectivement une pièce, normale, d'1 franc 1960, SPL 63, manifestement dans cet emplacement depuis 1959 (rappelons que des dizaines de millions de pièces d'1 franc furent frappées en 1959 mais au millésime 1960). On peut noter que le 0 de cet exemplaire est grand : faut-il penser que les frappes au grand O sont de 1959 par opposition à celle de 1960, qui seraient à petit 0 ? Par ailleurs, à l'observation de ces deux boîtes, on peut sérieusement penser que le modèle de la 1 franc n'a pas été défini par la Commission Monétaire mais qu'il avait déjà été décidé, au plus haut niveau de l'État, sur le modèle presque exact du dernier franc-or, la Semeuse de Roty, dès la décision de créer le Nouveau Franc prise. Dans ce cas, il n'y a jamais eu d'essai de frappe dans cette boîte pour la 1 franc, car toutes les coupures devaient s'articuler autour de cette unité. Le carton indicatif précise bien « 1 F, Ni, Ø 24 mm, 6 g » qui sont exactement les caractéristiques définitives adoptées.

h) Théorique inscrit sur le carton « 2 F, Ag 835‰, Ø 26 mm, P = 8,5 g ». Les réels constatés sont 26 et 25,99 mm, 8,73 et 8,68 g, tranche striée, le module de la 2 francs Semeuse frappée en essai en 1959 (qui mesure bien 26 mm et non pas 27 mm, comme indiqué dans certains ouvrages)

i)Théorique inscrit sur le carton « 5 F, Ag 835‰, Ø 29 mm, P = 12 g ». Les réels constatés sont 29 et 29,14 mm, 11,96 et 12,17 g, tranche striée, donc module de la 5 francs Semeuse F.340 mais pas avec la tranche définitive


QUAND CETTE BOÎTE FUT-ELLE ÉMISE ?

La datation de cette boîte à 1959 repose sur plusieurs recoupements. Par le différent du droit de ces essais de frappe, chouette de Raymond Joly, nous savons qu’ils ne peuvent être antérieurs à octobre 1958.

Nous savons aussi que la boîte est antérieure à 1966 car nous trouvons dans la collection Kolsky, MONNAIES VI, n° 2010, Gadoury 1989, 428, un essai de frappe en nickel au poids et au diamètre du 1/2 franc Semeuse d’un modèle complètement différent du nôtre et daté de 1966. Constatons au passage la bizarrerie de fabriquer en 1966 un essai de frappe d’une pièce dont deux cent millions d’exemplaires ont déjà été frappés...

Sachant qu’elle a servi à définir des monnaies qui furent déjà fabriquées en 1959 (63 millions de 1 franc furent frappées en 1959 avec des coins datés de 1960) et que le décret du Nouveau Franc est du 28 décembre 1958, cette boîte a certainement été fabriquée et distribuée dans les deux premiers mois de 1959 (ce qui peut expliquer, comme nous le verrons ci-dessous, l’absence des essais de frappe aux modules de 1 franc et de 10 centimes).

Concernant les essais de frappe de cette boîte nous disposons d’éléments de comparaison avec des essais de la collection Kolsky, MONNAIES VI.
Pour les aluminiums nous avons les numéros 798 à 800, 19mm, 17 mm, 16,5 mm, où le n°800 est rigoureusement identique à notre a) qui est donc mal classé dans MONNAIES VI où nous l’avions considéré comme un essai de frappe et de métal de la 5 centimes F.125. Nous connaissons une pré-série de 2 centimes Épi sur flan de 5 centimes en aluminium de 19 mm et 0,92 g publiée dans MONNAIES IV sous le n° 1755 qui correspond parfaitement à notre b) : cet essai de frappe est donc celui d’une deux centimes F.111.
Pour les bronze-aluminiums, nous trouvons un équivalent exact à notre c) sous le numéro 824 de la collection Kolsky, déjà répertorié comme essai de frappe de 5 centimes Lagriffoul, et peut-être l’occupant d’origine du d) avec le n°1300 (Br-Al, 21,5 mm, 3,32 g, tranche striée), déjà référencée comme un essai de frappe de 10 centimes Lagriffoul. En revanche, nous n’avons trouvé aucune trace d’un équivalent de notre e) qu’il faut pourtant rapprocher de la 20 centimes Lagriffoul qui sera frappée en 1962.
Nous n’avons rien trouvé concernant les essais de frappe de 50 centimes (notre f) ni la 1 franc, manquant en g).

Le module de cinq francs est identique à la version finale sauf la tranche qui est en striures fines, la virole LIBERTÉ * ÉGALITÉ * FRATERNITÉ n’ayant certainement pas été encore gravée.


QUELLES INFORMATIONS DANS CETTE BOÎTE EXCEPTIONNELLE ?
Les conclusions générales et les comparaisons avec les autres essais de frappe que nous connaissons montrent avec certitude que :

le métal prévu initialement pour les pièces d’1 et 2 centimes était l’aluminium et non l’acier. Ceci est logique puisque ces pièces remplaçaient des pièces en aluminium, les 1 et 2 francs Morlon.

photo juxtaposées d’une 10 francs Guiraud et d’une 10 centimes

les 10 et 20 centimes Lagriffoul étaient prévus dès 1959 ce qui est d’ailleurs parfaitement logique car ils remplacent respectivement au même poids et au même diamètre les pièces de 10 et 20 francs Guiraud ce qui évitait de changer les monnayeurs de machines à sous. Le retrait des Guiraud n’est d’ailleurs que du 21 août 1969 donc avec une longue période de circulation mixte possible entre ancien et nouveau franc.
on peut douter fortement que cette boite “initiale” ait jamais contenu les essais de frappe des 10 centimes Lagriffoul et de la 1 franc. D’autre part, nous constatons que les boîtes d’hommage “finales” furent remplies sur plusieurs années (dans MONNAIES IV, n°1753, la boite donnée en 1962, date des 10 et 20 centimes Lagriffoul en essai, contenait aussi les 2 centimes et 2 francs dont on savait en 1962 qu’elles ne seraient jamais frappées : la boîte a donc été conçue pour les emplacements en 1959 et remplie, pièce après pièce, jusqu’en 1962). Rien n’exclut donc que l'essai de frappe pour la 10 centimes n’ait simplement pas été prêt quand il fallut remettre la boîte aux membres de la Commission Monétaire en 1959 (Dans le cas de la 1 franc on peut penser au contraire que les choix avaient déjà été faits puisque c’est la première pièce à être passée à la frappe, le pivot de la série et le symbole du Nouveau Franc. Il était donc inutile de remettre un flan d’essai de frappe dans la boîte ). Cette boîte, destinée à des choix urgents, ne pouvait pas attendre, il est tout à fait possible qu’elle ait été distribuée ainsi. Deux exemplaires de cette boîte étant maintenant connus, l'un confirme l'autre.

Si cette boîte éclaire bien des aspects de la série qui couvrira toute la 5e République, elle pose quand même quelques questions et particulièrement celle de la création de la 50 centimes Lagriffoul en 1962 au lieu du 1/2 franc en nickel prévu dans notre boîte de 1959. La 50 centimes Lagriffoul ne correspond pas à la 50 francs Guiraud en terme de diamètre ou de poids, elle ne restera pas longtemps en place (décret de retrait au 9 janvier 1965). Au contraire, le modèle du 1/2 franc était déjà prévu en 1959, on ne comprend pas ce qui retardera sa frappe.
Nous pouvons aussi nous demander pourquoi la 5 centimes Épi fut créée alors que la boîte initiale contient l’essai de frappe au module et métal de la 5 centimes Lagriffoul qui sera effectivement fabriquée dès 1966 : on ne comprend pas pourquoi le premier modèle de 5 centimes ne fut pas simplement une Lagriffoul cohérente avec les 10 et 20 centimes.

Si l’histoire complète des choix qui ont présidé à la création des monnaies de la cinquième République reste à écrire, cette boîte exceptionnelle nous éclaire sur bien des points.


Michel Prieur
prieur@cgb.fr.
THE 1959 MONETARY COMMISSION STRIKING TESTS BOX We published at the time the study of a test striking box which was communicated to us by Jean-Claude Deroche, then sold in MONNAIES XVI.

Today we have another example of this box, but much more complete and including an essential element that was missing in the first: a cardboard the size of the inside of the box, giving, for each position, the characteristics (facial, diameter, weight, metal) of each note.. It also includes pencil corrections that show the evolution from the initial project.
We are therefore resuming our initial text, correcting it in light of the new evidence and indicating all the new data..

In the same way that the study of a treasure, by the simple fact that coins are grouped according to a logic of origin, allows us to better understand the structure of the issues than the simple observation of the same coins in isolation, the study of this box really advances our knowledge of the monetary projects which accompanied the New Franc..

WHY A BOX OF \\\"TRIAL STRIKES\\\"? This box must be the first to be submitted to the Monetary Commission in 1959 and the final choices have not yet been made (metal of the 1 and 5 centimes, existence of the 2 francs, final diameters of the 5, 10 and 20 centimes, creation of an \\\"interim\\\" 50 centimes, choice of the final edges with 5 francs in LEF and wide grooves on the 1 and 2 francs). It is quite normal that this first \\\"working\\\" box on the \\\"characteristics of the coins\\\" of the New Franc range does not bear their types but are test strikes.. A monetary range is ultimately built on the types of illustrations. The most important criteria are: the choice of the face values: we start \\\"large\\\" to restrict to the strict minimum in the final decision (which explains why this box has nine face values when the final series only has seven, the 2 centimes and the 2 francs will disappear) the choice of diameters (fundamental: let us remember the error in diameter on the 10 francs Jimenez of 1986, designed too small and rejected by the population) the choice of metals, not only to decide on the possible use of precious metal but also which metals. With emissions numbering in thousands of tonnes, the economic impact is real. Let's not forget the nickel from New Caledonia, which decided the monetary metals of the interwar period and the entire last series.. In the same spirit, discussions on the metals of the euro were fierce between the Swedes (copper mines) and the French (nickel mines).. See the file at http://www. coin. fr/specialinterests. htm .
the technical choice of the blanks. In our case, the sophistication of the blanks had not reached the current heights and the Monnaie de Paris was not in danger of being dispossessed of the minting of French coins as is increasingly the case today, but the technical choice of the blanks became essential..

In short, an initial work box of a monetary commission contains blanks in trial strikes and not finished coins, since the Monetary Commission is there precisely to decide this..

On the other hand, the “final” tribute box of the “New Franc Coins” series was the one sold in COINS IV, number 1753. It included nine coins in their “definitive” versions and was certainly distributed in 1962 (missing the 5 centimes Lagriffoul, a test strike of which is nevertheless in our initial box (c). We note that the 2 centimes and the 2 francs which were not finally produced are nevertheless found both in the “initial” test strike box and in the “semi-final” tribute box..

There is a \\\"terminal\\\" box for this Commission, a box which was distributed in 1966 and which can be seen in COINS XI, No. 2163. It includes coins that were actually minted. This box set includes the 10 franc 1964 silver test (F. 364/2), 5 francs 1959 silver (large 5, F. 340/1), 1 franc 1959 in nickel (F. 226/1), 50 centimes 1965 in nickel (F. 198/2), 20 centimes 1962 (F. 156/1), 10 centimes 1962 (F. 144/1), 5 centimes 1966 (F. 125/1) and 1 centime ear 1961 (F. 106/4). It bore in gold letters on the face \\\"NEW METAL coin SYSTEM/DECREE OF 22 DECEMBER 1959 AND SUBSEQUENT TEXTS Let's start with the description of the initial box of the Pierre Collection.

This is a luxurious leather-lined presentation box, the interior in green velvet with recessed slots for coins, bearing in gold letters on the outer cover “CHARACTERISTICS OF THE COINS”. It contains coin blanks, marked on the obverse “MONNAIE DE PARIS” and the various coins “owl” and “cornucopia” and on the reverse “ESSAI DE FRAPPE”, with the following characteristics, the weights in parentheses being those observed and not the theoretical ones: a) 16.5 mm, aluminum, 0.65 g (0.65 / 0.67), smooth edge, module of the 1 centime Épi F. 106, planned in aluminum while the final strike will be in steel (an aluminum test cited in Gadoury 1989 in 16 mm).

b) 19 mm, aluminum, 0.90 (0.93/0.91 g), smooth edge, module of the 5 centimes Lagriffoul F. 124, (no aluminium test cited in Gadoury 1989 either in 2 centimes or in 5 centimes) but we know of a pre-series of 2 centimes Épi on a 5 centimes flan in aluminium of 19 mm and 0.92 g published in MONNAIES IV under n° 1755 which corresponds perfectly: this test strike is therefore that of a two centimes Épi F. 111.


c) 17.5 mm, bronze-aluminium or copper-aluminium, 2.30 g (2.22/2.22 g), smooth edge, probably module of 5 centimes Lagriffoul F. 125 (which measures 17 mm and not 17.5 mm).

d) In Jean-Claude Deroche's box, there was then an empty hollow space, intended for a cupro-aluminium with a diameter of 20 mm and a weight of 3 g (indeed, the characteristics adopted for the 10 centimes Lagriffoul) possible location of a 10 centimes F flan. 144. In this new box we find a very curious trial strike, in aluminum, 20.94 mm, 1.17 g, of a very rare type with central circle and date (1959) as we proposed one in the Kolsky Collection, COINS VI, n° 795, but in aluminum bronze.
It is therefore possible that this test strike was not originally in the box but it is also possible that it is an aluminum version of the 5 centimes épi which will end up in steel, but are also in aluminum in this box. A third example of this box may provide us with information..

e) Important information thanks to the accompanying card, this one is printed 25 c, overprinted in pencil 20 c, and diameter of 22.5 rectified in pencil 23.5. The first planned coin would therefore have been, as in the time of the Gold Franc, a quarter of a Franc but what is more than bizarre is that the test strike of the box has a diameter of 22.46 mm therefore the first version while the 20 centimes Lagriffoul is indeed 23.5, the second version. In Jean-Claude Deroche's box, the characteristics of the test strike were 22.5 mm, bronze-aluminium or cupro-aluminium, 4.00 g, smooth edge.

f) 50 centimes (and not half-franc!) 21 mm printed and crossed out in pencil to be replaced by 25 mm (which will be the diameter of the 50 centimes Lagriffoul) The test strike of the box is a cupro-nickel, 3.80 g (3.70/ 3.88 g), striated edge, with a diameter of 20.91 mm closer to the module which will finally be chosen in 1964 for the 1/2 franc Semeuse F. 198 (which measures 19.5 mm and not 21 mm).

g) In the Jean-Claude Deroche box, there was an empty hollow space, intended for a diameter of 24 mm, a possible location for a 1 franc Semeuse F blank.. 226. In this new box, we actually find a normal 1 franc 1960 coin, SPL 63, clearly in this location since 1959 (remember that tens of millions of 1 franc coins were minted in 1959 but with the 1960 vintage). It can be noted that the 0 on this example is large: should we think that the strikes with the large O are from 1959 as opposed to those from 1960, which would be with a small 0? Furthermore, when observing these two boxes, we can seriously think that the model of the 1 franc was not defined by the Monetary Commission but that it had already been decided, at the highest level of the State, on the almost exact model of the last gold franc, the Semeuse de Roty, as soon as the decision to create the New Franc was taken. In this case, there was never a test strike in this box for the 1 franc, because all the notes had to be based around this unit.. The indicative box clearly specifies “1 F, Ni, Ø 24 mm, 6 g” which are exactly the definitive characteristics adopted.

h) Theoretical written on the cardboard “2 F, Ag 835‰, Ø 26 mm, P = 8.5 g”. The actual values observed are 26 and 25.99 mm, 8.73 and 8.68 g, striated edge, the module of the 2 francs Semeuse struck in test in 1959 (which measures 26 mm and not 27 mm, as indicated in certain works) i) Theoretical written on the cardboard “5 F, Ag 835‰, Ø 29 mm, P = 12 g”. The actual values observed are 29 and 29.14 mm, 11.96 and 12.17 g, striated edge, therefore module of the 5 francs Semeuse F. 340 but not with the definitive edge WHEN WAS THIS BOX ISSUED? The dating of this box to 1959 is based on several cross-references. By the difference in the law of these test strikes, Raymond Joly's owl, we know that they cannot be earlier than October 1958.

We also know that the box is prior to 1966 because we find in the Kolsky collection, MONNAIES VI, n° 2010, Gadoury 1989, 428, a nickel test coin with the weight and diameter of the 1/2 franc Semeuse of a model completely different from ours and dated 1966. Let us note in passing the oddity of producing in 1966 a test strike of a coin of which two hundred million examples have already been struck.. . .

Knowing that it was used to define coins that were already manufactured in 1959 (63 million 1 francs were minted in 1959 with dies dated 1960) and that the decree of the New Franc is dated December 28, 1958, this box was certainly manufactured and distributed in the first two months of 1959 (which can explain, as we will see below, the absence of test strikes for the 1 franc and 10 centime modules).

Concerning the striking tests of this box we have elements of comparison with tests from the Kolsky collection, COINS VI.
For the aluminums we have numbers 798 to 800, 19mm, 17mm, 16.5mm, where number 800 is strictly identical to our a) which is therefore misclassified in COINS VI where we had considered it as a test of striking and metal of the 5 centimes F. 125. We know of a pre-series of 2 centimes Épi on a 5 centime flan in aluminium of 19 mm and 0.92 g published in MONNAIES IV under the n° 1755 which corresponds perfectly to our b): this test strike is therefore that of a two centimes F. 111.
For the bronze-aluminiums, we find an exact equivalent to our c) under number 824 of the Kolsky collection, already listed as a test strike of 5 centimes Lagriffoul, and perhaps the original occupant of d) with number 1300 (Br-Al, 21.5 mm, 3.32 g, striated edge), already referenced as a test strike of 10 centimes Lagriffoul. On the other hand, we have found no trace of an equivalent of our e) which must nevertheless be compared to the 20 centimes Lagriffoul which will be minted in 1962.
We have found nothing concerning the test strikes of 50 centimes (our f) nor the 1 franc, missing in g).

The five-franc module is identical to the final version except for the edge which is in fine grooves, the LIBERTY * EQUALITY * FRATERNITY collar certainly not having been engraved yet..


WHAT INFORMATION IS IN THIS EXCEPTIONAL BOX? The general conclusions and comparisons with other known test strikes show with certainty that: the metal initially intended for the 1 and 2 centime coins was aluminum and not steel. This is logical since these coins replaced aluminum coins, the 1 and 2 francs Morlon.

juxtaposed photo of a 10 franc Guiraud and a 10 centimes. The 10 and 20 centimes Lagriffoul were planned from 1959, which is perfectly logical because they replace the 10 and 20 franc Guiraud coins respectively, at the same weight and diameter, which avoided having to change the slot machine coin mechanisms.. The withdrawal of the Guirauds was only on August 21, 1969, therefore with a long period of possible mixed circulation between the old and new francs..
We can strongly doubt that this “initial” box ever contained the test strikes of the 10 centimes Lagriffoul and the 1 franc. On the other hand, we note that the “final” tribute boxes were filled over several years (in MONNAIES IV, n°1753, the box given in 1962, date of the 10 and 20 centimes Lagriffoul in test, also contained the 2 centimes and 2 francs which it was known in 1962 would never be struck: the box was therefore designed for the locations in 1959 and filled, piece after piece, until 1962). Nothing therefore excludes the possibility that the test strike for the 10 centimes was simply not ready when it was necessary to hand the box to the members of the Monetary Commission in 1959 (In the case of the 1 franc, on the contrary, we can think that the choices had already been made since it is the first coin to be struck, the pivot of the series and the symbol of the New Franc. So there was no point in putting a test punch blank back in the box). This box, intended for urgent choices, could not wait, it is quite possible that it was distributed in this way. Two examples of this box are now known, one confirms the other.

Although this box sheds light on many aspects of the series that will cover the entire 5th Republic, it still raises some questions, particularly that of the creation of the 50 centime Lagriffoul in 1962 instead of the 1/2 franc in nickel provided for in our 1959 box.. The 50 centimes Lagriffoul does not correspond to the 50 francs Guiraud in terms of diameter or weight, it will not remain in place for long (withdrawal decree on January 9, 1965). On the contrary, the 1/2 franc model was already planned in 1959, we do not understand what will delay its minting.
We can also ask ourselves why the 5 centimes Épi was created when the initial box contains the test strike in the module and metal of the 5 centimes Lagriffoul which will actually be manufactured from 1966: we do not understand why the first model of 5 centimes was not simply a Lagriffoul consistent with the 10 and 20 centimes.

While the full story of the choices that led to the creation of the coins of the Fifth Republic remains to be written, this exceptional box sheds light on many points..


Michel Prieur prieur@cgb. fr

历史细节


V REPUBLIC

(since 08/01/1959)

The Fifth Republic, whose constitution was approved by referendum on September 28, 1958 by more than 79% of French people, only officially began with the installation of General de Gaulle as president on January 8, 1959. The constitution was amended on January 28, 1958. October 1962 by referendum where a majority of 62% of votes approves the election of the President of the Republic by direct universal suffrage. The various presidents of the Fifth Republic are Charles de Gaulle (8/01/1959 - 27/04/1969, retirement and Alain Poher becomes interim president), Georges Pompidou (15/06/1969 - 2/04/1974, deceased , Alain Poher becomes interim president), Valéry Giscard d'Estaing (19/05/1974 - 21/05/1981), François Mitterrand (21/05/1981 - 7/05/1995), Jacques Chirac (7/05 /1995 - 05/16/2007), Nicolas Sarkozy (05/16/2007 - 05/15/2012), François Hollande (05/15/2012 - 05/14/2017) and Emmanuel Macron (05/14/2017 - ).

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